Le retour en force d’Antonio Pintus au Real Madrid ne fait pas l’unanimité. Après avoir été relégué au second plan sous Xabi Alonso, le préparateur physique italien est redevenu l’homme fort du staff technique depuis l’arrivée d’Álvaro Arbeloa. La méthode Pintus au Real Madrid est présentée comme la solution miracle pour redresser une équipe en difficulté physique, mais à Madrid, beaucoup y voient surtout une opération de communication qui masque les vrais problèmes.
Un retour imposé par Florentino Pérez
La méthode Pintu a été relancée en janvier 2026, peu après le limogeage de Xabi Alonso. Florentino Pérez, qui entretient une relation privilégiée avec l’Italien depuis les ères Ancelotti et Zidane, a estimé que la préparation physique était défaillante. Contre la volonté initiale d’Alonso, Pintus a repris un rôle central. Le club n’hésite plus à le mettre en avant : images officielles, duo Arbeloa-Pintus présenté comme les sauveurs, fuites dans la presse accusant Alonso d’avoir laissé un effectif « en miettes » sur le plan physique.
Mercredi, le Real Madrid a organisé une grande journée de tests physiques à Valdebebas, avec méthode Pintus en vedette. Masques à oxygène pour mesurer VO2, exercices variés, résultats individuels (Arda Güler en tête)… tout a été filmé et diffusé massivement. Le message implicite : fini le « Club Med », retour à la rigueur physique absolue.
🎭 ¡Las máscaras han vuelto! pic.twitter.com/cEiwwYPiUg
— Real Madrid C.F. (@realmadrid) February 4, 2026
Méthode Pintus au Real Madrid : une opération comm’ qui ne convainc pas
La réaction à Madrid est très mitigée. Si les images impressionnent, la plupart des journalistes et supporters refusent de croire que la méthode Pintus va résoudre les maux actuels de l’équipe. « C’est du pur marketing », tranche un journaliste de la Cadena SER. D’autres pointent l’injustice : « Laisser entendre qu’Alonso a laissé un effectif décimé physiquement est une excuse facile. Le vrai problème est technique et tactique. »
Les critiques fusent :
- Les joueurs ne se sont entraînés qu’une heure et demie après deux jours de repos, sans travail tactique réel.
- Les blessures (comme celle de Bellingham) existaient déjà avant Alonso et persistent avec Arbeloa.
- « Dans cette histoire, les masques à oxygène n’ont pas d’importance. Le problème, c’est quand Tchouaméni prend le ballon et combine avec Camavinga, c’est ça le vrai souci du Real Madrid », résume un autre analyste.

Le retour de la méthode Pintus au Real Madrid est donc perçu comme un bouclier comm’ pour protéger Arbeloa, déjà très critiqué, plutôt qu’une réelle révolution physique. Pour l’instant, l’équipe ne donne pas l’impression d’être plus fraîche ou plus performante que sous Alonso.
À Madrid, on attend désormais des faits sur le terrain, pas seulement des tests en salle. La méthode Pintus au Real Madrid fait beaucoup parler, mais pour l’instant, elle divise plus qu’elle ne convainc.
