« C’est fini ! », Samuel Eto’o recadre Patrice Motsepe

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Samuel Eto’o recadre Patrice Motsepe lors de la réunion du comité exécutif de la CAF le vendredi 13 février 2026 à Dar es Salaam. Face à un Motsepe de plus en plus contesté, le président de la Fecafoot a lâché une tirade sans filtre qui a marqué les esprits et révélé des tensions profondes au sein de l’instance dirigeante du football africain.

Une réunion explosive où Eto’o recadre Patrice Motsepe sans ménagement

La dernière session du Comex CAF, initialement prévue pour trancher sur le futur de la CAN 2027 et l’arbitrage de la CAN 2025, a rapidement dérapé. Selon le journaliste d’investigation Romain Molina, plusieurs membres du comité ont ouvertement critiqué la gestion de Patrice Motsepe, souvent qualifié de « président fantôme » ces derniers mois. C’est dans ce climat tendu que le président de la Fecafoot recadre Patrice Motsepe avec une intervention directe et cinglante.

Samuel Eto’o, connu pour ne jamais mâcher ses mots, a exprimé son exaspération face au traitement qu’il subit depuis plusieurs mois. Il reproche au président sud-africain de systématiquement déléguer ses collaborateurs lorsqu’il sollicite un échange direct, ignorant la relation de pair à pair que son statut devrait impliquer.

Les mots forts de Samuel Eto’o

Eto’o après l’élimination du Cameroun
Crédit Photo : X

La phrase qui a fait le tour des réseaux et des cercles footballistiques africains est sans appel :
« Écoutez grand frère, vous m’avez demandé de ne rien dire quasiment, de bien me tenir. Je n’ai rien dit mais là je n’en peux plus. Je suis Samuel Eto’o Fils, quand je te fais appel, on est de président à président. Mais à chaque fois que je vous appelle, vous m’envoyez quelqu’un alors qu’on doit avoir une relation de président à président. Maintenant c’est fini. »

Cette sortie publique, rare de la part d’un membre du Comex, a immédiatement gelé l’assemblée. Eto’o recadre Patrice Motsepe en posant clairement les termes d’une relation qu’il juge bafouée depuis trop longtemps, malgré son palmarès légendaire et son influence incontestée sur le continent.

Dans la foulée de l’intervention d’Eto’o, plusieurs autres présidents de fédérations ont exprimé leur mécontentement. La tentative de Motsepe de recentrer les débats sur les points suivants de l’ordre du jour a été balayée : personne n’a accepté de poursuivre dans le calme habituel. L’ambiance, décrite comme électrique, traduit un malaise grandissant autour de la gouvernance actuelle de la CAF.

Le football africain observe désormais avec attention les suites de cette réunion houleuse. La relation entre les deux hommes, et plus largement entre la présidence de la CAF et les fédérations influentes, n’a jamais semblé aussi fragile.

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