En cette journée internationale de la tolérance célébrée le 16 novembre, la FIFA tire la sonnette d’alarme sur l’explosion des abus en ligne dans le football. Plus de 30 000 publications insultantes sur les réseaux ont été signalées depuis janvier 2025 via son service dédié, portant le total à 65 000 depuis 2022.
Un bilan choc qui souligne l’urgence d’une lutte renforcée contre les violences verbales visant joueurs, clubs et arbitres. Gianni Infantino appelle à un football « sûr et inclusif », tandis que des sanctions judiciaires commencent à tomber.
Un outil high-tech contre les dérives en ligne

Lancé en 2022, le Social Media Protection Service (SMPS) de la FIFA scrute les plateformes pour détecter et signaler les publications insultantes sur les réseaux. En 2025, onze individus ont été dénoncés aux autorités pour des abus lors de compétitions officielles, et un dossier a même atterri chez Interpol. « Les abus n’ont pas leur place dans notre sport », martèle l’instance dans son communiqué diffusé précisément pour la journée internationale de la tolérance.
Ce dispositif high-tech analyse des millions de posts en temps réel. Lors de la Coupe du monde des clubs à 32 équipes aux États-Unis, il a surveillé 2 401 comptes, examiné 5,9 millions de publications et signalé 20 587 contenus toxiques. Un effort massif qui vise à protéger les acteurs du jeu, souvent ciblés par des messages haineux, racistes ou menaçants.
L’appel de Gianni Infantino à l’occasion de la journée internationale de la tolérance
Sur Instagram, le président de la FIFA a profité de cette journée pour un message fort : « Le football doit être un espace sûr et inclusif, sur le terrain, dans les tribunes ou en ligne. » Infantino insiste sur la collaboration avec les confédérations, associations membres et forces de l’ordre pour poursuivre les auteurs. « Nous continuerons jusqu’à ce que les contrevenants répondent de leurs actes », promet-il.

Cette initiative s’inscrit dans un combat plus large contre le cyberharcèlement sportif. Avec déjà 65 000 signalements cumulés, la FIFA montre l’ampleur du phénomène et son engagement concret. En cette journée internationale de la tolérance, le message est clair : le football unit les peuples, mais les abus divisent. Les plateformes sociales, sous pression, doivent accélérer les modérations, tandis que les fans sont invités à célébrer le jeu plutôt que la haine.
