Le football anglais a vu naître bien des prodiges, mais peu ont connu une chute aussi brutale. À 30 ans, un ancien ailier vedette de Manchester City, considéré comme l’un des meilleurs de sa génération, est aujourd’hui un Raheem Sterling oublié au placard de Chelsea.
Mis à l’écart par Enzo Maresca depuis l’été 2025, il s’entraîne seul à Cobham, sans perspective de retour dans le groupe pro. Un déclassement impitoyable pour celui qui touchait 300 000 £ par semaine et qui n’a pas joué un match officiel depuis mai 2024.
De Liverpool à l’exil : le parcours d’une désillusion
Formé à Liverpool où il a explosé à 17 ans, Raheem Sterling n’était alors qu’un rêve pour les Blues. Recruté en 2022 pour 47,5 millions de livres en provenance de City, il devait incarner le renouveau post-Abramovich. Première saison mitigée puis une 2023-2024 honorable. Mais l’arrivée de Maresca en 2024 change tout : Sterling est relégué au banc, puis prêté à Arsenal où il enchaîne les 28 matches sans marquer (1 seul but).
Retour à Chelsea en été 2025 : fiasco total. Son salaire colossal (19 M€ bruts annuels) bloque tout transfert, et il végète en « bomb squad » avec Axel Disasi.
Raheem Sterling oublié : Maresca intransigeant, cambriolage en prime

En conférence de presse, Maresca n’y va pas par quatre chemins : « Il est un joueur de Chelsea parce qu’il a un contrat. Il s’entraîne à part depuis le début de la saison. Je ne l’ai pas vu, et il ne rejouera pas avec nous. »
Raheem Sterling oublié à Cobham, où il bosse seul ou avec les U21, loin du groupe pro. Chelsea, 3e de Premier League, n’a pas inclus son nom dans la photo officielle d’équipe 2025-2026. Pire : le 9 novembre, un cambriolage à son domicile de Surrey, alors qu’il était présent avec sa femme et ses enfants, a ajouté une couche d’angoisse extra-sportive. Thames Valley Police enquête, Chelsea apporte son soutien, mais Sterling reste isolé.
Vers un hiver 2026 incertain pour Raheem Sterling
À deux ans de la fin de contrat (juin 2027), Raheem Sterling oublié attend un miracle en janvier : Fulham, Crystal Palace ou West Ham avaient sondé, mais son salaire et sa forme rebutent. L’Angleterre l’a déjà écarté (dernière cape en 2022), et un départ en Arabie semble inévitable pour relancer sa carrière. De prodige à paria : le foot est impitoyable, et Sterling en paie le prix fort.
