Kylian Mbappé a récemment accordé une interview exclusive à la journaliste espagnole Ana Pastor pour La Sexta. Le capitaine de l’équipe de France s’est exprimé sans détour.
Aucun sujet n’était tabou. La star du Real Madrid a évoqué ses expériences, ses aspirations et un problème majeur du sport. Son honnêteté a offert un aperçu rare de la vie d’un footballeur de haut niveau.
La dépression dans le monde du football
Mbappé a abordé un sujet grave : la dépression chez les joueurs. Il a reconnu sa prévalence. « Je connais des gens qui souffrent de dépression, des coéquipiers », a-t-il admis. « Je ne voulais pas dire ça.» Il a souligné la gravité du problème : « C’est un problème grave », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Les footballeurs ne s’expriment pas toujours ».
Le natif de Bondy a rejeté le mythe du super-héros. « Nous sommes humains », a-t-il insisté. « Nous avons des joies et des peines ». Mbappé a constaté un changement : « Maintenant, les gens n’ont plus peur de parler », a-t-il observé. Il a clarifié ses propres difficultés. « À Bilbao, j’ai touché le fond, sportivement, pas mentalement », a-t-il dit. « Je ne voulais pas jouer avec ce genre de choses.»

Les réflexions de Kylian Mbappé sur son parcours au Real Madrid
L’interview a également abordé les six premiers mois de Mbappé au Real Madrid. Il a exprimé sa satisfaction. « Je suis très heureux d’être ici, de découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture. Je suis très concentré sur le football ; nous jouons tous les trois jours et je n’ai pas de temps pour autre chose. Les gens sont très ouverts, je sens leur affection. J’aime la nourriture, surtout le jambon. Parler espagnol est un effort que je pense devoir faire en venant vivre en Espagne », a-t-il ajouté.
Mbappé a insisté sur son approche. « Je joue toujours avec humilité », a-t-il déclaré. « C’est comme ça qu’on doit être dans n’importe quel club, pas seulement à Madrid ». Ses débuts ont été marquants : « Attendre seul dans le tunnel a été les cinq minutes les plus longues de ma vie », se souvient-il. « Quatre-vingt mille personnes, c’était la folie. »
Le club l’a préparé. « Ils m’avaient prévenu que le stade serait plein », a-t-il dit. « C’était un plaisir. » Les supporters ont adhéré à son rêve. « Ils ont compris ma passion », a-t-il noté. Une rencontre surprise avec Zidane a scellé son destin. « Je ne l’ai revu qu’après », a-t-il ajouté.
