Les agressions contre joueurs de Nice ont franchi une ligne rouge dimanche 30 novembre 2025. À leur retour de Lorient, où les Aiglons ont subi une sixième défaite consécutive (3-1), Terem Moffi et Jérémie Boga ont été violemment pris à partie par une centaine de supporters enragés devant le centre d’entraînement. Ces actes odieux ont choqué le football français et ouvert la voie à une enquête judiciaire.
Dans une saison cauchemardesque, Nice végète à la dixième place de Ligue 1 et ferme la marche en Ligue Europa avec zéro point en cinq journées. Les déclarations ambigües de Franck Haise sur son avenir ont envenimé l’ambiance, culminant avec cette confrontation surréaliste. Les joueurs, informés en bus de l’embuscade tendue par 400 fans, ont débarqué dans une atmosphère électrique, scandant d’abord « Haise démission » avant de passer à l’assaut physique, rapporte Foot Mercato.
Le récit des agressions contre joueurs de Nice : Moffi et Boga au cœur de la tourmente
Dès l’arrivée au centre d’entraînement, un supporter a forcé l’entrée du bus, exigeant que les joueurs descendent. La sécurité, débordée et jugée trop complaisante, n’a pas pu contenir la foule. Les agressions ont alors éclaté : Terem Moffi, l’attaquant nigérian, a été roué de coups par 5 à 10 personnes. Jérémie Boga, l’Ivoirien, a subi le même sort, avec en plus des insultes racistes et des crachats. Le gardien Yehvann Diouf a dû intervenir pour extraire Boga de la mêlée.
Florian Maurice, directeur sportif, n’a pas été épargné : une claque en pleine figure avant d’être évacué. Le président Fabrice Bocquet, absent car rentré en voiture de l’aéroport, a été hué par la foule qui le réclamait. Les deux victimes principales, auscultées lundi, ont écopé d’arrêts de travail : Boga pour cinq jours minimum, Moffi jusqu’à dimanche. Selon Nice-Matin et RMC Sport, ils refusent désormais de rejouer pour le club, traumatisés par ces violences qui portent atteinte à leur dignité.

Réactions et suites judiciaires
L’OGC Nice a réagi lundi soir via un communiqué ferme : « Le club comprend la frustration générée par la succession de contre-performances, mais les débordements sont inacceptables. L’OGC Nice apporte tout son soutien aux victimes et condamne ces actes avec la plus grande fermeté. » Le syndicat des joueurs (UNFP) a qualifié ces « violences physiques intolérables » et se réserve le droit de se constituer partie civile.
Mardi, le parquet de Nice a ouvert une enquête pour violences aggravées, suite aux plaintes contre X déposées par Boga et Moffi. La LFP s’est dite prête à se joindre aux procédures, réaffirmant sa « détermination à garantir la sécurité de tous les acteurs du football ». Sur les réseaux, des supporters niçois ont même appelé au boycott des deux joueurs, aggravant le fossé. Franck Haise, lui, envisagerait une démission, selon des sources internes.
Ces agressions contre joueurs de Nice interviennent dans un contexte explosif : six revers d’affilée, un vestiaire divisé et une direction critiquée pour sa gestion. Le match contre Angers ce dimanche risque d’être électrique, avec des absences potentielles et une ambiance toxique. INEOS, propriétaire du club, devra agir vite pour apaiser les tensions, peut-être via un communiqué plus musclé ou des mesures de sécurité renforcées.
