Licenciement d’Habib Beye à Rennes : le club remue le couteau dans la plaie

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Le licenciement d’Habib Beye à Rennes continue de faire des vagues au Stade Rennais. Écarté de son poste d’entraîneur principal début février 2026 après une série de résultats décevants et des tensions internes, le technicien sénégalais de 48 ans voit son départ se transformer en véritable bras de fer juridique.

Le dossier, loin d’être clos, pourrait atterrir devant les instances de la Ligue de football professionnel ou même les Prud’hommes dans les prochains jours.

Arnaud Pouille maintient le flou sur le licenciement d’Habib Beye à Rennes

Lors de sa conférence de presse du 12 février, le directeur général Arnaud Pouille a confirmé l’engagement d’une procédure disciplinaire contre Habib Beye et trois de ses adjoints. Décidée le week-end précédent en accord avec Loïc Désiré (directeur sportif) et Guillaume Cerutti (président du conseil d’administration), cette mesure a été présentée comme inévitable. Les circonstances, qualifiées de contraignantes et d’ordre privé, n’ont pas été détaillées publiquement. Pouille a promis plus d’explications la semaine suivante, probablement après l’arrivée officielle de Franck Haise comme successeur.

Des griefs accumulés au cœur de l’affaire

Selon les informations d’Ouest-France et d’autres sources concordantes, une réunion récente entre Beye et la direction rennaise a permis d’exposer les reproches du club. Parmi les points les plus sensibles : des contacts présumés avec l’Olympique de Marseille dès le 4 février, alors que le coach était encore en poste.

Son entourage aurait sondé les conditions financières d’un départ, provoquant une vive irritation en Bretagne. De plus, la décision unilatérale d’écarter Brice Samba pour le match contre Lens n’aurait pas reçu l’aval de ses supérieurs hiérarchiques, aggravant les tensions internes.

Stade Rennais licencie Habib Beye
Crédit Photo : DR

Indemnités contestées : Rennes prêt à plaider la faute grave

Les conseillers d’Habib Beye réclament des indemnités substantielles, incluant la prolongation automatique d’un an de contrat prévue en cas de qualification européenne (Rennes était 6e de Ligue 1 au moment de son éviction). Le club, en revanche, envisage sérieusement de ne verser aucune compensation en invoquant une faute grave, voire lourde.

Cette qualification juridique permettrait une rupture sans indemnité et ouvre la voie à un contentieux. Une audience de conciliation est programmée mardi 17 février devant la commission juridique de la LFP à Paris, avec une possible suite aux Prud’hommes si aucun accord n’est trouvé.

Le feuilleton licenciement d’Habib Beye à Rennes reste donc très ouvert. Les prochaines heures et jours seront décisifs pour savoir si un accord amiable émerge ou si l’affaire s’envenime devant les tribunaux. Le football breton suit avec attention cette séparation qui pourrait laisser des traces durables.

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