Le choc PSG-OM de dimanche au Parc des Princes a été une véritable poudrière, qui a explosé. Adrien Rabiot, désormais star de l’Olympique de Marseille, est revenu sur ses terres d’antan et s’est retrouvé confronté à un mur d’hostilité.
Le milieu de terrain, portant le brassard de capitaine, a été hué sans relâche. Mais ce n’est pas tout : sa mère, Véronique Rabiot, a été entraînée dans la mêlée avec des chants et des banderoles incendiaires. Elle en a assez. Elle porte plainte, et elle ne mâche pas ses mots.
Un retour hostile
Le PSG savait que des ennuis se préparaient. Leur campagne « Supporters, supportons » visait à apaiser les tensions avant le Classique, mais c’était comme jeter un torchon sur un feu de forêt. Rabiot, qui a quitté le PSG pour la Juventus en 2019 et a rejoint l’OM en 2024, était l’ennemi public numéro un.
La foule s’est laissée aller : sifflets, huées, tout le tralala. Puis sont arrivés les coups bas : des banderoles comme « Loyauté pour les hommes, trahison pour les putes » et « Pute de mère en fils », visant Adrien et Véronique. Un autre l’a interpellée : « Véro, c’est lequel son vrai père ? Dehu, Fiorese, Cana ou Heinze ? » C’est un clin d’œil cruel aux anciens joueurs du PSG qui avaient centré pour l’OM.
Le haut-parleur du stade a tenté de calmer le jeu, lançant des appels au calme. Pas de chance. Le venin continuait de couler, et Véronique n’était pas là pour le voir. Elle s’était tenue à l’écart par mesure de sécurité. Mais elle a ressenti chaque mot.
La fureur de Véronique Rabiot déchaînée

Lundi, Véronique s’est lâchée sur France Info. « Bien sûr que je porte plainte », a-t-elle déclaré. « Je ne comprends pas pourquoi le match n’a pas été arrêté. Je ne comprends pas pourquoi personne ne s’indigne. Je suis indignée – vraiment indignée – par ce qui est dit, écrit, sans réaction. » Elle est stupéfaite que l’arbitre n’ait pas mis sur pause malgré le déluge de critiques.
Pour elle, ce n’est pas du football, c’est une honte. Elle n’est pas seule : l’OM soutient sa plainte, et Adrien se joint au combat. Pendant ce temps, la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP) lorgne le PSG, avec une audience probable à l’horizon.
Adrien Rabiot et le point de vue des entraîneurs
L’entraîneur de l’OM, Roberto De Zerbi, l’avait vu venir. Il a remis le brassard à Rabiot pour une raison. « Il vient d’un club rival, étouffé par tout le stade », a déclaré De Zerbi. « Entrer avec le maillot de l’OM et ce brassard ? C’est magnifique. Ça donne envie. »
Rabiot a tenu bon, offrant même une passe décisive pour l’unique but d’Amine Gouiri lors de la défaite 3-1. Luis Enrique du PSG ? Il a balayé l’affaire du revers de la main. « Je ne me concentre pas sur les chants », a-t-il déclaré. « C’est un Classique – du football, pas du tennis. Rien de marquant pour moi. » Facile à dire quand on est du côté des vainqueurs.
Les retombées ne font que commencer. Le procès de Véronique pourrait bouleverser la donne, et le PSG pourrait s’exposer à des sanctions, peut-être une fermeture partielle de la tribune. Pour Adrien Rabiot, c’est personnel. Son compte Instagram a riposté avec force, dénonçant les insultes et même le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi.
