Il existe des règles spécifiques des tirs au but, moments très intenses dans le football. Quand un match à élimination directe se clôture sur un score de parité après la pause et les prolongations, la séance de tirs au but permet de départager les deux équipes. Mais quelles-sont ces règles qui encadrent cet exercice si particulier ?
L’origine des tirs au but
L’épreuve des tirs au but est relativement récente dans l’histoire du football. Avant son invention, les matchs à élimination directe se terminant par une égalité sont rejoués intégralement, parfois plusieurs jours plus tard. Cette solution constitue une grande déformation dans les compétitions internationales, où le calendrier est déjà chargé.
C’est dans les années 1970 que le système actuel a été officialisé. L’idée est généralement attribuée à Josef Dagan, un journaliste et administrateur israélien, qui proposa une méthode simple et équitable pour départager les équipes, selon The times of Israel. La FIFA a validé la proposition et la séance de tirs au but est utilisée pour la première fois en Coupe du Monde de 1982 par Giresse, confirme la FIFA.

Depuis, les tirs au but sont devenus un rituel incontournable des grandes compétitions, souvent synonymes de drames et de légendes. Ils représentent l’ultime juge de paix quand aucune équipe ne parvient à se démarquer après 120 minutes de jeu.
Les règles spécifiques des tirs au but
Voici quelques règles spécifiques des tirs au but :
Déroulement de la séance
À la fin de la prolongagtion, chaque équipe doit sélectionner cinq tireurs parmi les joueurs encore présents sur le terrain. Les tirs s’effectuent à tour de rôle, en alternance entre les deux équipes. L’arbitre procède à un tirage au sort pour déterminer quel camp commence la série.
Si, après ces cinq tentatives, une équipe a marqué plus de buts que l’autre, elle est déclarée vainqueur. En revanche, si l’égalité persiste, la séance se poursuit selon le principe du « mort subite » : chaque équipe tire à tour de rôle, et la première à prendre l’avantage remporte la victoire lorsque son adversaire échoue.
Les règles pour les tireurs et le gardien

Pour les tireurs, le coup de sifflet est crucial. Ils doivent attendre le coup de sifflet de l’arbitre avant de s’élancer. Toute feinte exagérée une fois la course commencée peut être sanctionnée d’un carton jaune, voire de l’annulation du tir.
Le gardien, de son côté, doit rester sur sa ligne de but jusqu’au moment où le ballon est frappé. Il peut bouger latéralement, mais ne doit pas avancer avant la frappe. En cas de sortie prématurée, et si le tir est manqué, celui-ci est à retirer.
La règle des joueurs impliqués
Seuls les joueurs encore sur le terrain à la fin de la prolongation sont autorisés à participer à la séance. En revanche, tous doivent tirer avant qu’un joueur ne puisse exécuter un second tir. Cela garantit une équité parfaite entre les deux équipes.
Au-delà de l’aspect réglementaire, les tirs au but représentent surtout une épreuve mentale. Les tireurs sont soumis à une pression énorme, tandis que le gardien peut devenir le héros inattendu de toute une nation ou d’un club.
Les règles spécifiques des tirs au but visent à instaurer un cadre équitable et clair dans un moment où l’émotion atteint son paroxysme. Elles permettent de départager deux équipes qui n’ont pu se séparer au jeu. Toutefois, au-delà de la technique, cette épreuve reste avant tout une question de mental et de sang-froid.
