À la veille du quart de finale explosif entre le Maroc et le Cameroun ce vendredi 9 janvier, Rigobert Song allume le Maroc. L’ancien sélectionneur du Cameroun a décidé de faire monter la pression.
L’ancien sélectionneur et légende des Lions Indomptables (137 sélections) a provoqué les Lions de l’Atlas avec son franc-parler légendaire.
Rigobert Song lance les hostilités du match Maroc-Cameroun
« Il n’y a pas deux lions dans la forêt. Le vrai lion, c’est l’Indomptable. Les autres ne sont que des sobriquets », a lancé Song sur France 24. Et d’ajouter : « Un lion, même couché dans la forêt, fait peur. Faites très attention aux Lions Indomptables. »
Des mots qui résument parfaitement la mentalité camerounaise : sous-estimés au départ (« On n’était pas comptés parmi les cinq favoris, aujourd’hui on parle de nous parmi les trois »), les hommes de David Pagou ont déjoué les pronostics en sortant d’un groupe de la mort et en dominant l’Afrique du Sud en 8es.
Éloges pour David Pagou

Bien qu’il ne soit plus sur le banc depuis mars 2024, Song utilise encore le « nous » et soutient pleinement son successeur. « David Pagou apporte quelque chose. Il est en train de faire un travail énorme et son discours passe », explique-t-il, saluant le choix de Samuel Eto’o de miser sur un technicien local.
Song approuve les choix forts de Pagou (écartement d’Onana, Choupo-Moting, Aboubakar) : « Il y a des moments où il faut avoir de la poigne et taper sur la table. (…) Il faut mettre de l’ordre et des règles. Mais il a aussi dit que la porte restait ouverte. »
Il se réjouit de voir des jeunes comme Bryan Mbeumo, Carlos Baleba ou Christian Kofana briller : « Ils étaient tous dans mon fichier. Cela montre qu’on était dans le bon projet. »
Le « Hemlé », l’arme secrète
Rigobert Song évoque surtout le « Hemlé », ce mot bassa qui incarne l’engagement camerounais : « C’est le fighting spirit, l’envie de ne pas subir et de ne pas accepter d’être ridiculisé. »
Et l’histoire joue en faveur des Lions Indomptables : depuis 1988, le Cameroun a toujours battu le pays hôte en match à élimination directe à la CAN (Maroc en 1988, Sénégal en 1992, Nigeria en 2000, Mali en 2002, Ghana en 2008).
« C’est quand on ne se sent plus en danger qu’on est le plus en danger », avertit Song. « Il est toujours extrêmement difficile de jouer le pays organisateur ». Le message est clair : le Maroc, ultra-favori à domicile, est prévenu. Les Lions Indomptables arrivent avec la rage et l’envie de renverser la hiérarchie. Rendez-vous dans quelques heures pour savoir quel lion régnera dans la forêt dans le match Maroc-Cameroun.
